Milan, capitale économique de l’Italie, est une ville dense, intense, agitée. Je l’aime profondément mais parfois il est bon d’en sortir. Et ça tombe bien, à 20 minutes du cœur de la cité lombarde, se trouve Monza : son parc immense, sa Villa Reale, son circuit de F1. Viens, on part pique-niquer à Monza !

Villa Reale di Monza © Leonor de Bailliencourt

 

Monza : luxe, calme et volupté

Si tu es parisien, ma comparaison va te parler : Monza, c’est l’équivalent milanais de Versailles. Une banlieue très chic, de belles maisons entourées de jardins élégants, le charme discret de la bourgeoisie, un beau château et un parc immense, à 20 minutes du centre de Milan. C’est là que je t’emmène, dans le parc. Incroyable parc aux multiples facettes.

Villa Reale

Le parc de Monza, c’est d’abord la jardin de la Villa Reale. Cette immense bâtisse néoclassique fut la demeure d’Eugène de Beauharnais puis de Humbert 1er. Elle est royale, donc, imposante et abrite un chouette musée avec de belles expositions temporaires (récemment le photographe Steve McCurry, actuellement Gio Ponti). Mais surtout, cette belle Villa Reale est entourée d’un ravissant jardin à l’anglaise : de grands espaces en gazon, des petits bosquets, un minuscule cours d’eau qui serpente, un petit étang surmonté d’une folie. Un joli jardin entouré d’un parc immense, donc.

Perdue en pleine nature

Villa Mirabellino, Monza © Leonor de Bailliencourt
La première fois que je suis allée dans le parc de Monza, c’était en fin d’après-midi, pour courir. Mon ami était parti pour une boucle de 10 km, je me suis arrêtée à la moitié, fini le reste en marchant… et j’ai failli me perdre ! Tout autour de moi, la  nature, à perte de vue, une disparition presque totale des traces de civilisation, même si au détour d’une allée je suis tombée sur la villa Mirabellino… Demi ruine, en pleine nature, elle m’a fait l’effet d’une maison-fantôme joyeuse, témoin d’une époque de faste et de fêtes. Et m’a rassurée, perdue que j’étais dans la nuit tombante. Le parc de Monza est pourtant situé au cœur d’une zone très urbanisée (Monza et la Brianza), mais je m’y sentais loin de tout, perdue et presque sans repères.

L’autodromo

Autodrom Nazionale di Monza © Leonor de Bailliencourt
J’ai grandi dans le culte de la Formule 1. Je lisais les aventures de Michel Vaillant et regardais les Grand Prix le dimanche avec mon père. Ado, j’étais même un peu amoureuse de Jacques Villeneuve ! Alors j’étais absolument ravie d’aller visiter le mythique Autodromo de Monza, connu comme le circuit le plus rapide du monde. Il est ouvert au public quand aucune course ne s’y déroule ! J’étais très étonnée de la simplicité, voire même de la modestie, de ce lieu. Paddocks, tribunes… et enfin le circuit. J’imaginais le bruit, monstrueux, qui devait s’emparer de ces lieux, alors qu’allongée dans l’herbe au bord du bitume je refaisais le monde, dans un calme absolu.

Une journée au vert

BBQ Pasquetta, parc de Monza © Leonor de Bailliencourt
Je suis allée plusieurs fois à Monza. La dernière fois, c’était pour la Pasquetta, le lundi de Pâques à l’italienne. Tous les petits restaurants disséminés dans le parc organisaient des barbecues géants, les Italiens pique-niquaient en famille et entre amis car c’est la tradition, et le temps était superbe. Une journée aussi douce qu’instructive sur la culture quotidienne de nos amis transalpins.

One Comment

  1. super article merci !

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