Après les Bouches de Kotor, j’aimerais te parler rapidement de nature. T’emmener sur un petit coin de terre sauvage encore préservée (mais pour combien de temps ?). La péninsule de Luštica marque l’entrée dans la Boka, elle regarde vers la mer Adriatique d’un côté, vers le fjord de l’autre, le mont Lovćen la domine… et il y règne encore un petit air de bout du monde. Viens !

Loin de tout

Après notre arrivée au Monténégro et notre découverte des Bouches de Kotor, nous nous sommes posés 3 jours sur la péninsule de Luštica. Sur le papier, ça avait l’air proche des Bouches et j’avais repéré des mots clés comme « sauvage », « petite baie isolée » et autres mots alléchants sur différents guides.

Lustica Peninsula - Montenegro © Leonor de Bailliencourt

Dans les faits, c’est une péninsule. Donc c’est loin de tout. Et même si le kilométrage nous séparant de Kotor était ridicule, il nous fallait bien 35 minutes pour y aller. Et en fait, c’est génial. J’ai découvert un lieu magique encore totalement dans son jus. Des routes à UNE voiture (passion « je klaxonne dans les virages pour éviter la voiture qui arrive à fond en face », « je recule dans les buissons » et autres joyeusetés), des micro villages posés au creux de collines parsemées d’oliviers et des murets de pierres sèches et des champs d’oliviers, et des champs d’oliviers et des… bref t’as compris. En fait, ça m’a vraiment fait penser au Salento (en Italie, tsé, le sud des Pouilles), en plus vallonné.

Le Monténégro t’intéresse ? Découvre mon billet sur les Bouches de Kotor et tout bientôt des billets dédiés à la côte Adriatique, à Cetinje (l’ancienne capitale royale perdue en pleine montagne) et sans doute aussi un dernier billet consacré à la sublime ville d’Ulcinj et toute la partie albanophone du sud du pays. 

La VUE !

Alors tu vois, en dessous j’ai réalisé de mes blanches mains (et donc sans Photoshop) deux collages photographiques artisanaux et pourrissimes pour tenter misérablement de te partager la beauté délirante de cet endroit. Le même endroit, deux fois. Une fois au crépuscule, l’autre après l’orage dont je te parle dans mon billet d’avant (c’est pour vérifier que tu suis) (celui à Kotor).

Lustica view 01 - Montenegro © Leonor de Bailliencourt

Lustica bay - Montenegro © Leonor de Bailliencourt

A chaque fois que je suis passée à cet endroit, il a fallu que je m’arrête. C’était impératif tellement l’immensité vide m’emportait. L’Adriatique à droite, le mont Lovćen au fond. Et figure-toi que c’est ce mont Lovćen qui a donné son nom au Monténégro. Le « monte negro », la « crna gora », bref la « montagne noire », c’est lui !

Honnêtement mes photos ne rendent pas justice à la démentielle beauté de ce bout de route perdu sur cette péninsule encore quasi vierge de tout tourisme. Mais personnellement je m’en décrochais la mâchoire à chaque fois.

La maison aux chevaux

On avait loué un petit appartement dans une maison – c’est la façon la plus courante de voyager dans les Balkans. La propriétaire était Russe, adorable, ne parlait pas un mot d’anglais mais on communiquait grâce à Google Translate (et ça m’aura servi SOUVENT pendant ce voyage, merci Larry et Sergey), il y avait une piscine d’eau douce dans laquelle nous aimions plonger après une journée de plage. La nuit, on entendait les chiens sauvages, le jour on essayait de caresser les chats sauvages et puis… un matin…

Wild horses - Lustica Peninsula - Montenegro © Leonor de BailliencourtOuais. On prenait le petit-déj tranquilles sur notre balcon et là, vision surréaliste de deux chevaux faméliques et manifestement livrés à eux-mêmes. Wild wild horses... J’imagine que ce n’est pas si rare, mais nous, ça nous a quand même vachement surpris.

La plage de sable

Au pied de la péninsule, côté Adriatique, se trouve l’une des rares plages de sable du Monténégro – il y en a d’autres, on le verra plus tard, mais celle-là est vraiment chouette. Elle s’appelle Plavi Horizonti (horizon bleu) du nom d’un ancien hôtel de l’ère communiste qui la bordait. Aujourd’hui l’hôtel est détruit et un complexe de luxe est en cours de construction à sa place. Espérons que la plage reste ouverte au public dans les années qui viennent…

Plavi Horizonti - Montenegro © Leonor de Bailliencourt

Plavi Horizonti, c’est la plage idéale avec des enfants car il n’y pas de profondeur avant un moment. Par contre, comme (quasi) toutes les plages monténégrines, l’endroit est TRES organisé. C’est le même drame qu’en Italie : des transats et des parasols et tu payes ou sinon tu vas sur les rochers. Après, pour une bourse française, les prix monténégrins sont tout à fait accessibles.

Tout autour de la plage, des champs d’oliviers et au fond, des montagnes. La mer turquoise. Le sable blanc. On était bien bien bien.

Profite (VITE) de la péninsule de Luštica

Je te dis ça car cette merveille de nature encore un peu sauvage, ce bijou brut, ce lieu perdu sans touristes, ne devrait pas rester préservé bien longtemps, hélas. Partout, nous avons croisé de grands panneaux d’affichage vantant la beauté naturelle de la péninsule et annonçant le lancement de programmes immobiliers… Ouais…

Passion mayo

rayon mayonnaise - voli - tivat © Leonor de BailliencourtAh et je ne pouvais pas conclure ce billet sans une photo du « rayon mayonnaise » du supermarché Voli de Tivat.

Voilà, je ne sais pas toi, mais personnellement je n’avais jamais croisé de rayon mayonnaise aussi grand – surtout dans un magasin de taille modeste. Proportionnellement, on dirait le rayon de pâtes de l’Esselunga géant de Baranzate, près de Milan (oui, ça m’avait marquée, j’ai failli me perdre dans les pâtes).

Et je l’ai revu ailleurs. Les Monténégrins ont manifestement l’amour de la mayo chevillé au corps (et ils ont bien raison) !

(OK OK, quelques bouteilles de ketchup se sont incrustées sur cette photo)

Prochain billet dédié au Monténégro : la côte adriatique (tadaaam) !

 

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